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Les résultats de la huitième édition du concours Capitale française de la biodiversité ont été dévoilés vendredi lors d’une cérémonie à l’AMF. C’est Besançon qui a été décroché le titre cette année, succédant à la commune de Mutterholtz (Bas-Rhin).

Le concours Capitale française de la biodiversité existe depuis 2010. Il est à présent organisé par l’Agence française de la biodiversité et l’association Plante & Cité, spécialisée dans l’ingénierie de la nature en ville, avec de très nombreux partenaires dont l’AMF, Régions de France, France urbaine, Villes de France, le CNFPT…

Pour la première fois cette année, le concours était ouvert aux petites communes rurales.

Chaque session du concours démarre en mars avec l’ouverture des inscriptions. Les collectivités et intercommunalités peuvent remplir un dossier jusqu’à la mi-mai, en présentant « trois actions exemplaires ». Les dossiers sont examinés pendant l’été et les résultats dévoilés à la fin de l’automne, avec la publication d’un recueil de toutes les actions exemplaires. L’objectif du concours est en effet, notamment, de diffuser les bonnes pratiques et donner des idées aux acteurs locaux.

Les principaux lauréats

Le concours 2018 avait pour thème « Conception et gestion écologique des espaces de nature ». C’est donc la ville de Besançon, avec ses 200 hectares de parcs et d’espaces verts urbains, qui a été récompensée, en particulier parce qu’elle « aborde de manière pionnière des questions émergentes en matière d’écologie urbaine » : rôle des pollinisateurs, gestion des espèces envahissantes, préservation des espèces menacées ou protégées… Le jury a également salué le travail de pédagogie effectué par la ville, entre chantiers participatifs et « vaste programme d’animation et d’éducation à la nature pour les habitants et les scolaires ».

À l’autre extrémité du spectre, le petit village de Saint-Privat-de-Vallongue (230 habitants, en Lozère), a reçu le prix de « meilleur village pour la biodiversité », grâce à « sa transition rapide vers le zéro pesticide et la gestion écologique ». La commune anime notamment un atlas de la biodiversité communale en associant les habitants et les enfants des écoles, mène un travail sur la pollution lumineuse, réalise une voie verte sur une ancienne voie ferrée… Autant de preuves que le volontarisme ne dépend pas du nombre d’habitants.

Dans la catégorie des petites villes, c’est la commune ultramarine de Morne-à-l’Eau, en Guadeloupe, qui a été primée, avec notamment un important travail de renaturation d’une plage, en collaboration avec le Conservatoire du littoral. Dans la catégorie des villes moyennes, le prix est revenu à Grande-Synthe, dans le Nord, pour ses actions de végétalisation et de gestion écologique d’un territoire marqué par la pollution industrielle. La « meilleure intercommunalité pour la biodiversité » est la métropole Rouen Normandie, récompensée pour « un panorama complet d’actions de haut niveau en matière de préservation, gestion et restauration écologique ».
Enfin, la petite commune de Saint-Rémy-en-Comté (Haute-Saône), a reçu le prix « Coup de cœur » pour la qualité de ses actions « en regard de la taille de la commune ».

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