La Croisette et le Palais des festivals de Cannes vendus virtuellement en NFT

© Stephane Mahe

La plus forte enchère est revenue au Palais des festivals acquis pour 65.000 euros.

Dix lieux emblématiques de la ville de cannes, dont la Croisette et le Palais des festivals, ont été vendus mardi de façon virtuelle sous forme de NFT, lors d’enchères qui ont rapporté au total un peu plus de 330.000 euros. «Jusqu’à maintenant les NFT (Non-fungible token, ou jeton non-fongible, des actifs numériques) se limitaient à des créations graphiques. Pour la première fois, nous avons mis en vente des NFT liés à des lieux immobiliers», a expliqué Arnaud Oliveux, commissaire-priseur pour la maison Artcurial qui a dirigé la vente organisée à la capitainerie du port cannois.

Alors que la loi française autorise depuis le 1er mars les maisons de vente à proposer des «biens incorporels», dix lieux emblématiques de la cité célèbre dans le monde entier grâce à son festival international de cinéma, étaient mis aux enchères dont la Croisette, le Palais des festivals, le Vieux-Port, la Malmaison ou encore le Suquet, le berceau historique de la ville azuréenne.

Les dix lots ont tous trouvé preneur. La plus forte enchère est revenue au Palais des festivals acquis pour 65.000 euros tandis que la Croisette s’est envolée à 59.040 euros, a annoncé la maison de ventes dans un communiqué. La vente a totalisé 331.936 euros, frais inclus, a précisé Artucurial pour qui «cette vente événement est une réussite». Les acquéreurs qui vont recevoir une clef numérique sécurisée contenant le NFT et une maquette 3D de leur acquisition «vont pouvoir, après les avoir intégrés dans un métavers (monde virtuel), en faire une utilisation commerciale ou culturelle», a ajouté Charles-Henri Puaux, pdg de Pertimm, société prestataire, spécialiste du commerce en ligne.

La volonté de la ville de Cannes était de «s’ancrer sur quelque chose de novateur et d’ancrer le patrimoine dans le métavers», a expliqué Mathilde Bernard, conseillère au cabinet du maire LR de Cannes, David Lisnard. «Nous protégeons notre patrimoine car le NFT est protégé dans la blockchain» (une grande base de données), la technologie derrière les NFT et les cryptommonaies, a ajouté Mme Bernard, précisant qu’un certain nombre d’usages sont autorisés «sous réserve que l’image de prestige de Cannes soit respectée».

À noter qu’il était impossible de régler les acquisitions en cryptomonnaie. Un 11e site sous forme de NFT était à gagner par tirage au sort, représentant le Campus Georges-Méliès de Cannes. Après Cannes, «d’autres villes sont intéressées par cette démarche patrimoniale, notamment au Moyen-Orient», a encore indiqué M. Puaux.


Cannes vend son patrimoine (en NFT) aux enchères et le palais des festival a été adjugé 50.000 euros

La vente a généré 248.000 euros, dont une part servira « au développement de projets pour la protection de l’environnement », promet le maire de Cannes.

C’était une « première mondiale », selon la maison Artcurial. 

Dix éléments du patrimoine cannois transformés en NFT, ces fameux « non-fungible tokens » (jetons non fongibles), ont été vendus aux enchères ce mardi soir pour un total de 248.000 euros. Et c’est la représentation numérique du Palais des festivals et des congrès qui a été adjugée le plus cher, 50.000 euros.


Me Arnaud Oliveux, qui dirigeait la vente, s’est employé à faire rêver les éventuels acheteurs, en chair et en os, présents sur la terrasse de la capitainerie du port Canto, ou en ligne, de ces propriétés virtuelles sécurisées. « Imaginez, cette Croisette nue que l’on peut exploiter avec des bâtiments fantasmagoriques », a-t-il lâché en proposant le NFT du célèbre boulevard, finalement parti à 45.000 euros.

« Investir le métavers »

Avec cette opération, la municipalité, qui s’est associée à la société cannoise Pertimm pour numériser ses biens, expliquait vouloir « investir le métavers » où les acquéreurs pourront implanter leurs achats associés à des certificats d’authenticité et « favoriser l’attractivité de la destination cannoise ». L’île Sainte-Marguerite et son Fort royal, le quartier historique du Suquet ou encore le marché Forville ont également trouvé preneurs.

Une part des sommes récoltées sera reversée à la Fondation Cannes et servira au développement de projets pour la protection de l’environnement.

David Lisnard, Maire de Cannes

Un onzième lot, représentant le nouveau campus universitaire Georges Mélies a été offert à un Cannois, vainqueur d’un tirage au sort organisé par la ville.


© Figaro

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